Projet art et philosophie, année 2016-2017 / la disparition, la représentation, monstres et anormaux

La disparition, la représentation, du monstre aux anormaux

année 2016/2017

Présentation générale

Le professeur de Philosophie, Monsieur Michel Murarotto et le professeur d’Arts plastiques, Monsieur Philippe Perez co-animent des cours depuis 2015. Une heure hebdomadaire pour faire découvrir la philosophie et les arts à des élèves de premières L et ES du Lycée Aragon d’Héricourt (Haute-Saône). C’est l’occasion d’aborder des thèmes, des analyses d’images et de documents nécessaires à la culture et l’initiation dans ces deux disciplines, le tout étant porté par un projet d’établissement et la direction de l’établissement.
Les deux enseignants sont présents ensemble face aux élèves des classes de Première. Ils déterminent ensemble le contenu des cours, en rapport avec les notions que les élèves vont aborder en Terminale (ES et L), mais aussi en rapport aux questions que se posent les élèves de Première, visibles par exemple, lors des heures de TPE.
Sont abordés alors les questions de la représentation, de l’interprétation, du simulacre et de la simulation, de la beauté, du monstre et du monstrueux, de la peur, de la disparition, sans oublier l’utilisation des ombres en art et l’allégorie de la Caverne de Platon.
À partir d’œuvres et de textes philosophiques, les professeurs provoquent en interdisciplinarité un dialogue et des échanges, non seulement entre les disciplines, mais aussi entre les élèves et les enseignants.
L’intérêt n’est pas de mettre en place une méthodologie didactique, encore moins de morceler les propos, mais d’enrichir et de relier les disciplines afin de conduire les élèves à se poser des questions, à interroger les évidences et éroder les idées simples.
Ce croisement des disciplines est une initiation à la réflexion, bénéfique ensuite aux élèves de Terminale afin qu’ils n’abordent pas « naïvement » les questionnements philosophiques, artistiques, mais aussi sociétaux. Depuis 2015, l’ambition du projet est de déborder des disciplines et de rendre visible l’existence de niveaux de réalité et de perception, et d’inviter à une compréhension du monde moderne et présent.

 

La disparition

Comment l’art peut-il parler de la disparition ?

 

 

Felix Gonzalez-Torres (1957-1996) « Sans Titre »

« L’art peut déconcerter ceux qui attendent de l’art un soulagement »
Peter Sloterdijk
« La plus haute fonction de l’art, pour moi, n’est pas d’offrir des solutions mais de nous aider à continuer de vivre sans elles. »
Eric Cameron, entretien avec Christophe Domino.

la suite du texte (format pdf)

 

Du monstre aux anormaux

 

Du monstre aux anormaux : entre folie et crime
construction de l’identité d’exclu
1. Le grand Autre : de la créature cosmique au monstre démoniaque
L’épistémologie historique nous permet de comprendre l’histoire en termes d’épistémè. Les épistémès sont des systèmes de discours cohérents dans une période définie de l’histoire. Le changement d’épistémè marque un basculement dans l’ordre de la vérité, par le passage à un nouveau système de validité. À la fin du Moyen Âge, un premier basculement change la perception du monstre : on passe d’un monstre cosmique à un monstre maléfique. Le monstre qui était déjà considéré comme l’Autre devient un Autre dangereux. Revenons sur ce basculement.

la suite du texte au format pdf

 

“La nef des fous” Jérôme Bosch

 

 

Michel Foucault et la grande histoire de l’exclusion : du monstre à l’anormal

De la féerie à la science-fiction, Roger Caillois

 

La représentation

 

Le monde n’existe pas sans l’image du monde.

L’image est active, elle produit et non pas reproduit la réalité qu’elle montre. L’image n’est pas en aval de la
réalité (l’image comme imitation et illusion, telle que la conçoit Platon), elle est la condition même de la réalité.

Ce qui fait dire à Panofsky que « l’art est une anticipation de la perception ».

la suite du texte au format pdf

 

Andreas Gursky « 99 cent » 206.5 x 337 x 5.8 cm 1999

 

Textes destinés aux élèves :

Kant,

Bergson,

Wilde